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Le vieux château est avec l’église Saint – Luc, la ferme du Géron et le corps de logis de la ferme de l’Abbaye, un des rares témoins encore debout du passé feodal de Flobecq.
Un cartulaire de la Cour féodale de Hainaut, datant de 1410, dans le relevé des fiefs tenus du comte de Hainaut, en fait mention en ces termes : « … desoux sa castelerie de Flobecque … le fief dou Broecq contenant 1 manoir avironnet d’iauwe … » Le vieux château était un manoir fortifié tenu à l’époque par Jehan du Broecq. Il avait dans ses dépendances une ferme dont les bâtiments furent démolis il y a à peine 30 ans.
Le château primitif fut incendié entre 1450 et 1509, vraisemblablement par les Gantois, qui saccagèrent le bourg de Flobecq à plusieurs reprises. Les murs épais de ses vieilles caves voûtées, construits en moellons et percés de meurtrières, sont cependant restés intacts jusqu’à ce jour.
En 1533, l’abbé Demartin, curé de Flobecq, devint propriétaire de ce que l’incendie avait épargné du manoir et de ses dépendances (écuries, étable etc.) et légua le tout à sa nièce, épouse de G. d’Asneux. Ce dernier restaura le château de son mieux. Il répara les murs, renouvela le pavement au moyen de briques espagnoles, remploya les vieilles solives en chêne du plafond ainsi qu’une bonne partie des boiseries anciennes. Signalons qu’à l’étage on peut voir encore une vieille porte en chêne sculpté, la seule qui ait subsité. La date de cette restauration se lit toujours sur la façade actuelle : 1620.
Le domaine appartint ensuite successivement à un membre d’une famille noble anglaise, Jacques Spiring Van Well, qui avait épousé la fille de d’Asneux ; après lui, à Louis de Rougefort, son gendre. Lors de leur entrée pour occuper le bourg de Flobecq, à la mi-juillet 1794, le bataillon républicain armé de 2 petits canons, pour montrer leur supériorité et faire trembler les habitants et d’éventuels ennemis, tirent quelques boulets sur la grand ‘ place.
Apercevant le château des Rougefort ils tirent quelques coups de canons qui trouent la toiture et effritent le pignon et la façade. Nous pouvons encore voir trois de ces boulets de canon de 1794 demeurés encastrés dans les murs de la vénérable demeure.
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